Rétrospective
des 5 derniers festivals

13 mai - 30 septembre 2022

Julien THOMAS

29600 MORLAIX

J’ai une pratique artistique assez diversifiée. Ce rapport multiple à l’image est une porte d’entrée

dans mon travail photographique.

J’ai longtemps travaillé uniquement avec un appareil argentique. J’aime dans cette pratique les

étapes, ces moments qui ont chacun leurs contraintes, et qui comportent aussi une part de

hasard qui peut s’inviter dans le travail.

Il y a le temps de la prise de vue: arpenter des endroits, chercher des ambiances, trouver une

composition, amorcer une histoire.

Il y a le temps du travail en laboratoire: attendre, compter, refaire, améliorer et puis voir

apparaître doucement l’image.

Et puis il y a le temps de la monstration.

J’aime qu’une image ne se livre pas immédiatement, qu’en la regardant, le spectateur «ouvre une

porte » et s’interroge.

Depuis que je n’ai plus de laboratoire, j’ai continué à travailler régulièrement en argentique avec

un appareil photo en plastique, le Holga. Pas tout à fait hermétique,ce boitier fait apparaitre un

vignetage et des taches qui viennent ajouter un effet «passé» aux photos dont il a aussi «forcé»

les couleurs.

J’aime les apports de matières, les superpositions.

Dans la série Projet Vitrine, j’ai photographié la superposition des mondes qui se croisent sur de

grandes vitrines dans lesquelles étaient exposées les oeuvres du peintre Gwenael Salaün.

J’ai également travaillé à varier les supports afin d’ajouter une matière un peu comme l’ont fait

les pictorialistes au 19è siècle. Je n’interviens pas sur le négatifs mais je cherche à transcrire mes

photos sur des papiers à dessin afin “d’ ajouter un grain”, d’effacer des détails, de perdre des

indices et ainsi rendre les images plus énigmatiques.

Au mois de décembre dernier j’ai exposé, auTempo à Morlaix, une série de 21 photographies au

format 68x68 cm en couleur ou noir et blanc.



Note d'intention
  • Julien THOMAS, 29600 MORLAIX
  • J’ai une pratique artistique assez diversifiée. Ce rapport multiple à l’image est une porte d’entrée dans mon travail photographique. J’ai longtemps travaillé uniquement avec un appareil argentique. J’aime dans cette pratique les étapes, ces moments qui ont chacun leurs contraintes, et qui comportent aussi une part de hasard qui peut s’inviter dans le travail. Il y a le temps de la prise de vue: arpenter des endroits, chercher des ambiances, trouver une composition, amorcer une histoire.
  • Il y a le temps du travail en laboratoire: attendre, compter, refaire, améliorer et puis voir apparaître doucement l’image. Et puis il y a le temps de la démonstration. J’aime qu’une image ne se livre pas immédiatement, qu’en la regardant, le spectateur «ouvre une porte » et s’interroge.

    Depuis que je n’ai plus de laboratoire, j’ai continué à travailler régulièrement en argentique avec un appareil photo en plastique, le Holga. Pas tout à fait hermétique,ce boitier fait apparaitre un vignetage et des taches qui viennent ajouter un effet «passé» aux photos dont il a aussi «forcé» les couleurs.

    J’aime les apports de matières, les superpositions. Dans la série Projet Vitrine, j’ai photographié la superposition des mondes qui se croisent sur de grandes vitrines dans lesquelles étaient exposées les oeuvres du peintre Gwenael Salaün. 

  • J’ai également travaillé à varier les supports afin d’ajouter une matière un peu comme l’ont fait les pictorialistes au 19è siècle. Je n’interviens pas sur le négatifs mais je cherche à transcrire mes photos sur des papiers à dessin afin “d’ ajouter un grain”, d’effacer des détails, de perdre des indices et ainsi rendre les images plus énigmatiques.

    Au mois de décembre dernier j’ai exposé, auTempo à Morlaix, une série de 21 photographies au format 68x68 cm en couleur ou noir et blanc.